À la veille d’un choc capital face à la Juventus, José Mourinho, entraîneur du Benfica, s’est présenté en conférence de presse fidèle à lui-même : maîtrisant le tempo, protégeant son groupe et distillant quelques indices sans jamais livrer ses cartes.
Un match capital, mais pas une « finale » assumée
Interrogé sur l’importance de la rencontre, le Special One a refusé de parler de finale, tout en reconnaissant l’enjeu :
« Évidemment que le Benfica a besoin de points. Nous allons essayer de gagner le match. Ensuite, nous verrons ce qu’il faudra pour se qualifier lors du dernier match. »
Mourinho insiste sur l’état d’esprit : jouer pour gagner, sans calculs ni pression inutile, malgré une situation comptable délicate.
Bruma débutera sur le banc
Seule certitude livrée par le technicien portugais : Bruma ne sera pas titulaire.
« Bruma commence sur le banc. Il n’est pas encore à 100 % pour jouer 90 minutes. »
Mourinho a salué la récupération impressionnante de son joueur, qu’il connaît depuis de longues années, rappelant avec humour une promesse faite il y a plus de dix ans :
« Tu me prends dans ton équipe et je marquerai pour toi. Maintenant, il en a l’opportunité. »
Une équipe décimée… et rajeunie
Le Benfica devra composer avec une cascade de blessures, obligeant Mourinho à convoquer huit joueurs de l’équipe B.
« Quand je me suis retourné dans l’avion, j’ai pensé que j’étais l’entraîneur de l’équipe B. »
Un constat lucide, mais sans excuse : pour Mourinho, porter le maillot du Benfica impose des responsabilités, quel que soit l’âge ou l’expérience.
Respect mutuel avec Spalletti
Questionné sur sa relation avec Luciano Spalletti, Mourinho a balayé toute polémique :
« Le plus important, c’est la Ligue des champions, le Benfica et la Juventus. »
Il a salué les propos de son homologue italien, qui a qualifié Benfica de « morceau de l’histoire du football », mettant en avant le respect entre deux entraîneurs chevronnés.
Benfica ne s’illusionne pas
Si la victoire récente face à Rio Ave a montré des signes encourageants, Mourinho reste réaliste :
« Avec tout le respect pour Rio Ave, la Juventus est la Juventus. Ce sera beaucoup plus difficile. »
Le message est clair : Benfica devra élever son niveau de jeu pour rester en vie dans cette campagne européenne.
