La VAR étend son champ d’action
Première évolution notable : la VAR pourrait désormais intervenir sur les seconds cartons jaunes, lorsqu’une décision est jugée clairement erronée sur le plan factuel. Une petite révolution, tant ce type de sanction pouvait jusqu’ici faire basculer un match sans possibilité de recours.
Autre nouveauté : la vérification des corners. Grâce à la puce intégrée au ballon ou en cas d’erreur flagrante, l’arbitrage vidéo pourrait corriger des décisions injustes, notamment lorsque le ballon touche clairement un défenseur avant de sortir.
Pour David Elleray, ancien arbitre de Premier League et membre influent de l’IFAB, l’objectif est clair :
« Corriger les erreurs factuelles évidentes sans alourdir inutilement le jeu. »
Des compteurs pour traquer le temps perdu
Dans la continuité des réformes déjà engagées, l’IFAB souhaite généraliser les comptes à rebours visibles. Après les gardiens, limités à huit secondes balle en main, le dispositif pourrait s’étendre :
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aux touches
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aux six mètres
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aux remises en jeu
Les remplacements seront eux aussi encadrés :
- 10 secondes maximum pour quitter le terrain, sous peine de retarder l’entrée du remplaçant jusqu’au prochain arrêt de jeu.
Les joueurs sortant pour blessure devront, sauf exception liée à une faute sanctionnée, rester au moins deux minutes hors du terrain, afin de dissuader les simulations.
Le hors-jeu « daylight » d’Arsène Wenger en test
C’est sans doute la réforme la plus débattue. Le fameux hors-jeu “daylight”, imaginé par Arsène Wenger, va entrer en phase de test officielle. Le principe :
- Il n’y a hors-jeu que s’il existe un espace clair (“daylight”) entre l’attaquant et le défenseur.
Autre changement envisagé : juger le hors-jeu à partir du torse uniquement, et non plus de la moindre partie du corps jouable. Une évolution radicale, assumée par Wenger lui-même :
« Nous devons essayer une solution forte avant de revenir en arrière si nécessaire. »
La Canadian Premier League servira de terrain d’expérimentation pour ces nouvelles règles.
Un objectif assumé : améliorer le spectacle
Pour Noel Mooney, président de l’IFAB, la ligne directrice est claire :
« Offrir une meilleure expérience aux supporters en rendant le jeu plus fluide et plus vivant. »
Si ces mesures doivent encore être officiellement ratifiées lors de l’assemblée générale de l’IFAB à Cardiff, leur mise en œuvre progressive dès l’été prochain semble inéluctable.
La Coupe du monde 2026 pourrait ainsi devenir le symbole d’un football plus rapide, plus juste et plus lisible, quitte à bousculer certaines habitudes bien ancrées.
