Aujourd’hui solidement installé sur le banc du Borussia Dortmund, Niko Kovač incarne la stabilité retrouvée du BVB. Pourtant, il y a un peu plus de quatre ans, la trajectoire de l’entraîneur croate aurait pu prendre une toute autre direction. Direction Londres. Direction la Premier League. Direction Tottenham.
Tottenham avait fait de Kovač sa priorité
Selon les informations de Sky Sport, Niko Kovač figurait en tête de liste des Spurs à l’été 2021, juste après le limogeage de José Mourinho. À l’époque, le technicien de 54 ans entraînait l’AS Monaco, qu’il venait de conduire jusqu’en finale de la Coupe de France. Son profil, mêlant rigueur tactique, intensité et expérience européenne, séduisait pleinement les dirigeants londoniens.
Des contacts concrets ont été établis. Tottenham voulait frapper fort. Mais Kovač a dit non.
Le choix de la loyauté… au mauvais moment
Attaché à son contrat et à ses principes, Kovač refuse alors de quitter Monaco prématurément. Une décision respectable, mais cruelle avec le recul. Quelques mois plus tard, l’ASM se sépare malgré tout de son entraîneur. Le train de la Premier League est passé. Et ne repassera pas tout de suite.
Tottenham, de son côté, se rabat d’abord sur Ryan Mason en intérim, avant de miser sur Nuno Espírito Santo. Le rêve anglais de Kovač est remis à plus tard.
Une cote intacte en Angleterre
Malgré cet épisode, le nom de Niko Kovač n’a jamais quitté les radars outre-Manche. Toujours selon Sky Sport, le Croate reste très apprécié en Premier League, figurant sur les shortlists de Manchester United et ayant même été évoqué en interne à Chelsea.
Mais l’heure n’est pas aux projections. À Dortmund, Kovač est pleinement engagé dans son projet.
Dortmund comme point d’ancrage
Arrivé sur le banc du BVB en février 2025, Kovač a rapidement redonné une identité compétitive à l’équipe. Dortmund joue les premiers rôles en Bundesliga et reste ambitieux en Ligue des champions. Sous contrat jusqu’en 2027, l’entraîneur ne nourrit aucun regret affiché.
À la veille d’un choc européen… face à Tottenham, Kovač a préféré balayer toute nostalgie :
« Nous avons un match de Ligue des champions à jouer. Je suis là où je suis et je suis très heureux. Le reste, on pourra en parler plus tard. »
Le futur attendra
La Premier League reste une possibilité. Mais pas une obsession. Pour l’instant, Niko Kovač veut gagner avec Dortmund. Et peut-être réussir, là où il avait failli partir trop tôt.
