Solide, patient et impitoyable au moment clé, le Sénégal a validé son billet pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026 en s’imposant face à l’Égypte (1-0), mercredi soir. Une demi-finale tendue, cadenassée, longtemps indécise, finalement tranchée par un geste de classe signé Sadio Mané.
Une bataille tactique, peu d’espaces, beaucoup de tension
Dès les premières minutes, la rencontre prend des allures de combat stratégique. Le Sénégal confisque le ballon, impose son rythme et installe une domination nette dans la possession (69 %), mais se heurte à un bloc égyptien compact, discipliné, prêt à exploiter la moindre transition.
L’Égypte, emmenée par Mohamed Salah, tente de temporiser et de calmer le tempo par de longues phases de conservation. Les occasions sont rares, les défenses prennent le dessus, et chaque duel est disputé avec une intensité digne des grandes soirées africaines.
Le Sénégal pousse, l’Égypte résiste… jusqu’à Mané
Malgré plusieurs situations intéressantes — Ndiaye, Jackson ou Diarra — le Sénégal manque de précision dans le dernier geste. Mohamed El Shenawy, vigilant, rassure les Pharaons et maintient le score vierge pendant plus d’une heure.
Mais à force de reculer, l’Égypte finit par céder. À la 78e minute, Sadio Mané, discret mais toujours menaçant, surgit à l’entrée de la surface. D’un tir intelligent et parfaitement placé dans le coin gauche, l’attaquant sénégalais libère tout un peuple. Un but de leader, dans le moment qui compte.
Une fin de match sous pression
Menée, l’Égypte tente de réagir dans les dernières minutes. Les centres se multiplient, Salah cherche l’exploit, mais la défense sénégalaise reste solide, bien organisée, presque imprenable. Les Lions de la Teranga gèrent leur avantage avec maturité, à l’image d’une équipe sûre de sa force.
Après cinq minutes de temps additionnel, le coup de sifflet final libère le banc sénégalais : le Sénégal est en finale.
Le Sénégal, puissance collective et maîtrise mentale
Ce succès confirme la solidité du projet sénégalais. Sans s’affoler, sans se découvrir, les hommes de Pape Bouna Thiaw ont su attendre leur moment, faire preuve de patience et d’efficacité. Une victoire construite plus, usant l’adversaire avant de porter l’estocade décisive.
Pour l’Égypte, l’élimination laisse un goût amer. Sérieuse défensivement, mais trop limitée offensivement, la sélection de Salah n’a jamais réellement pris le contrôle du match.
Le Sénégal, lui, avance. Et rêve désormais d’un nouveau sacre continental.
